À l’horizon 2030, le parc de Bécon viendra, pour ainsi dire, « boire au fleuve ». © DR
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À COURBEVOIE, UN BALCON SUR LA SEINE

Le Département entame au mois de septembre, en partenariat avec la ville, l’aménagement d’une promenade de 600 mètres entre le pont de Courbevoie et le parc de Bécon. Une nouvelle étape de la reconquête des berges de Seine.

D’un côté, la Seine. De l’autre, le parc de Bécon, qui abrite le musée Roybet Fould. Et entre ces deux « écosystèmes », le quai du Maréchal-Joffre. À partir de ce mois-ci, et le début des travaux d’une promenade de six cents mètres, pensée comme un prolongement naturel du parc vers le fleuve, la continuité végétale du site sera progressivement rétablie.

En plus de consolider la berge face aux crues et de faciliter le cheminement existant pour les piétons et les personnes à mobilité réduite, l’ambition du projet est de créer des espaces végétalisés invitant tour à tour à la détente, aux sports et aux loisirs ainsi qu’une « placette », côté Seine, à la fois prolongement du parc et promontoire sur la Seine. Depuis ce nouveau lieu, le promeneur peut déambuler le long de la Seine et rejoindre le parc des berges de Seine ou emprunter le pont de Courbevoie. Reliés au parc par un trait d’union végétal, « deux salons suspendus » séparés par une « jardinière flottante » lui offriront de venir, en quelque sorte, « boire au fleuve ». « Ce projet marque l’accélération de la reconquête déjà bien avancée des berges, laissant peu à peu émerger des eaux notre parc Bleu-de-Seine », explique le président du Département, Georges Siffredi.

RÉAMÉNAGEMENT STRUCTUREL

Sur 1,3 km dans la continuité de la portion d’ores et déjà aménagée entre la base nautique et le pont de Courbevoie, le Département – maître d’ouvrage en partenariat avec la ville de Courbevoie – devra se jouer d’une « section contrainte ». Sur toute sa longueur en effet, un « réaménagement structurel » s’impose, tandis que la mise en place de larges poteaux consolidera les berges et servira à leur élargissement sur 2,65 m auxquels s’ajoutera une bande de terre végétalisée… À plusieurs points du parcours, des espaces de repos, d’animations ou de pratique sportive inviteront à la façon d’un belvédère à la contemplation de l’eau et de la rive opposée de l’île de la Grande Jatte.

L’essentiel du coût du projet, qui doit s’achever à l’horizon fixé par l’Agenda 2030 départemental auquel il est intégré, sera financé par le Département à hauteur de 78 % précisément, soit 11,1 M€. 

hauts-de-seine.fr

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