Des « prix Hauts-de-Seine 2030 », tournés vers 2050

Photo : CD92/Julia Brechler
La remise de ce prix départemental, mardi 2 juin à la Seine Musicale (Boulogne), a coïncidé avec le vernissage de l’exposition « Rêver les Hauts-de-Seine en 2050 », espace d’imagination et de prospective positive, à découvrir jusqu’au 19 septembre.
Dans le métavers de La Seine Musicale, deux espaces-temps l’un pour l’autre inspirants se sont côtoyés, une heure terrestre durant. Les horloges ont avancé de quatre ans lors de la remise par le président du Département Georges Siffredi des « Prix Hauts-de-Seine 2030 » à dix-sept projets de ville pour construire un territoire durable dès aujourd’hui. « Il est possible d’agir, bien loin de l’éco-anxiété qui monte », a souligné Georges Siffredi. L’occasion pour lui de rendre un hommage appuyé à André Santini (1940-2026), maire d’Issy-les-Moulineaux, qui s’est éteint le 1er juin : « Plus que quiconque, André avait façonné sa ville et transformé son tissu urbain à l’échelle d’une génération, sollicitant les grandes signatures de ce monde, menant à bien des projets audacieux. » L’un de ses ultimes projets justement, le centre socio-culturel des Épinettes, a remporté à lui seul la catégorie « Coopération ». D’un côté, la réalité où innover est signe de distinction, de l’autre, le rêve où tout est permis. Dans le hall, les Alto-Séquanais sont invités à franchir symboliquement, jusqu’au 29 septembre, une porte vers 2050. Ils y découvrent les Hauts-de-Seine comme jamais personne ne les a vus, puisque tout droit sortis de l’imagination féconde de huit cents collégiens, étudiants et citoyens, dont les idées sembleront toutes aussi insolites… qu’internet en 1850. « Chacun à son échelle, a rappelé en conclusion Georges Siffredi, est un acteur de la transition écologique. »
Nicolas Gomont
Retrouvez la liste complète des lauréats 2026 sur hauts-de-seine.fr.
Made in 92 souffle ses dix bougies

Photo : CD92/Olivier Ravoire
En dix ans le concours fondé par le Département et la Chambre de commerce et d’Industrie, a trouvé sa place dans le paysage alto-séquanais.
Le Grand Prix « Made in 92 » a été décerné pour cette édition anniversaire à SpaceLocker, pépite neuilléenne arrivée parmi les seize finalistes à La Seine Musicale. Cette « colocation de l’espace », qui propose aux missions privées de partager un même satellite afin de rendre le spatial « plus accessible et plus durable », table sur ce trophée pour accroître son rayonnement. « Une entreprise ne se monte pas seul dans un garage, il lui faut un écosystème et nous avons besoin des réseaux territoriaux », explique Théophile Lagraulet, son cofondateur. L’édition 2026 a enregistré 680 participations, un record pour ce tremplin qui vient récompenser la liberté et l’inventivité des jeunes pousses et leur apport dans l’attractivité du territoire, loin de se limiter aux entreprises du CAC 40 – d’anciens lauréats, présents pour l’occasion, s’accordent à dire qu’il s’agit d’un accélérateur de croissance. « Les jeunes entrepreneurs ont de l’énergie à revendre, ce fut notre intuition il y a dix ans. Depuis, nous avons cumulé 3 900 candidatures et 65 lauréats, c’est une réussite collective avec nos partenaires institutionnels et économiques », souligne Benoît Feytit, président de la CCI des Hauts-de-Seine. « Nous avons vu naître des projets porteurs de sens qui rejoignent les grandes préoccupations du Département dans le domaine des solidarités, de la culture, du tourisme, de la santé, du sport ou de la transition écologique », souligne de son côté Denis Larghero, vice-président du Département chargé de l’attractivité du territoire.
Pauline Vinatier
hauts-de-seine.fr
Maison de l’Avenir : en 2027, la structure de tous les possibles

Photo : CD92/Julia Brechler
Cet établissement, à ce jour sans équivalent en France, dont la première pierre a été posée le 6 mai à Nanterre, a vocation à offrir les conditions de la réussite à quelque soixante-dix adolescents protégés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Rien au sein de ce projet, de ses abords pavillonnaires en centre-ville à sa propre architecture, simple et claire comme un dessin d’enfant, n’augure autre chose qu’une vie bien tranquille. L’aspiration légitime de tout jeune placé, en proie à des débuts chaotiques : aller à l’école, rentrer à la maison faire ses devoirs, se restaurer ou s’adonner au sport et à la culture, etc. À l’horizon 2027, soixante-dix d’entre eux, de 12 à 18 ans, faisant l’objet d’une mesure de placement judiciaire ou bien d’aide éducative, sentiront dans ce cadre structuré et bienveillant sourdre une vive espérance : celle d’avoir, ici, un avenir personnel, scolaire et professionnel. Tout tiendra à un soutien socioéducatif et médico-psychologique conçu avec l’appui du professeur en pédopsychiatrie Marcel Rufo. « Alors que les enfants confiés à l’ASE, explique le président du Département Georges Siffredi, sont quatre fois plus nombreux à redoubler dès le primaire et ont quatre fois plus de risques d’être déscolarisés à 16 ans, il est de notre devoir de tout mettre en œuvre pour leur donner les mêmes chances de réussite que chaque enfant alto-séquanais. »
L’expertise du groupement emmené par Tolila+Gilliland a saisi cet esprit « comme à la maison » au cœur d’une approche inédite en un projet entre passé, présent et futur. « Notre idée directrice, explique l’architecte Gaston Tolila, était que ces futurs adultes puissent advenir par eux-mêmes dans une architecture à la fois contenante et apaisante. Il s’est agi de reprendre une figure aussi archaïque que rassurante de l’architecture : trois petites “cabanes” de bois aux toits en pente donnant sur la rue. » L’intérêt supérieur de l’enfant croisera en ces lieux écoconçus une autre priorité du Département qu’est le développement durable. Pas moins de 9,2 M€ vont être investis en parfait accord avec l’adage de sa Stratégie de protection de l’enfance : « innover, pour mieux protéger ».
N.G.
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Trois villages sportifs à explorer cet été

Photo : CD92/Olivier Ravoire
Jusqu’au 26 juillet, dans le cadre de Vacan’Sports Hauts-de-Seine, les 6-17 ans profitent gratuitement sans réservation d’activités sportives variées en plein air, accueillis dans trois villages sportifs du nord au sud du territoire.
Basket-ball, boxe, canoë-kayak, crossfit, trampoline, tyrolienne, pêche, parkour, teqball, accrobranche, BMX, karaté, volley-ball et bien d’autres disciplines, des plus populaires ou traditionnelles aux dernières tendances et des sports d’équipe aux sports individuels… Cet été encore, quelque 25 000 jeunes Alto-Séquanais devraient bénéficier de l’emblématique dispositif Vacan’Sports du Département. Ils pourront ainsi découvrir, s’initier, se perfectionner dans une cinquantaine d’activités différentes encadrées par des éducateurs sportifs diplômés d’État, tout en partageant des valeurs éducatives, sportives et humaines. Des quatre villages sportifs établis sur des sites départementaux, trois sont ouverts au grand public : le village « loisirs sportifs » au parc départemental des Chanteraines, à Villeneuve-la-Garenne en semaine de 10 h 30 à 17 h 30 et le week-end de 13 h 30 à 17 h 30 (jusqu’au 24 juillet, hors week-end du 18-19 juillet et jours fériés) ; le « village sportif » au parc départemental des sports de la Grenouillère à Antony de 10 h 30 à 16 h 30 (hors jours fériés et uniquement en semaine) et enfin, le village festi’sports au parc départemental de l’île-Saint-Germain d’Issy-les-Moulineaux de 10 h 30 à 17 h 30 en semaine et de 13 h 30 à 17 h 30 les week-ends (sauf jours fériés et samedi 25 juillet).
P.V.
hauts-de-seine.fr
Le Département en tandem avec le Tour de France

Photo : CD92/Willy Labre
À la faveur de leur partenariat officiel, les Hauts-de-Seine, qui parrainent le « meilleur équipier », et le Tour perpétuent leur longue histoire commune.
Dans la roue du Tour, la collectivité assumera sa double casquette de partenaire officiel et, ce qui lui tient à cœur, de parrain du Prix du « meilleur équipier ». Trois Prix exactement, décuplés par un Prix du « super équipier », dont l’américain Quinn Simmons fut le premier lauréat en 2025. « Récompenser les meilleurs équipiers du Tour, c’est mettre en lumière ces coureurs indispensables au succès de leurs leaders, souligne Georges Siffredi, à l’initiative de ce tandem. Leur engagement s’appuie sur des valeurs fortes de solidarités, de dépassement de soi et d’excellence, en parfaite résonance avec l’action du Département. » Fans réjouissez-vous, puisqu’il vous revient d’attribuer ce prix via les réseaux (X ou appli mobile Tour de France Club) à partir d’une sélection de coureurs établie par un jury de journalistes et figures de la Petite Reine.
Parti de Barcelone le 4 juillet, direction Paris en 21 étapes, le peloton se heurtera à l’une des dernières difficultés du parcours avec la côte du Pavé des Gardes (+700 m), à Chaville, peu avant l’explication finale autour de la Butte Montmartre, dimanche 26 juillet, et l’arrivée sur les Champs-Élysées. Meudon autant qu’Issy-les-Moulineaux, emplis à coup sûr de supporters, auront dans l’intervalle vibré. La chance, et la dernière, de parier sur le premier des coureurs à franchir l’arche bleue du Département placée à 92 kilomètres de l’arrivée. En jeu, un maillot blanc du Paris-Nice 2026, celui du meilleur jeune, dont le Département est partenaire.
N.G.
Au Garden Parvis, en avant la musique

Photo : CD92/Olivier Ravoire
La programmation de l’édition 2026 de l’événement estival de La Défense confirme sa mue en un festival musical à ciel ouvert. Jusqu’au 30 juillet.
Lilly Wood & The Prick a ouvert, le 18 juin, six semaines de concerts gratuits sur le Parvis, suivant le rythme effréné de deux rendez-vous live par semaine. Les têtes d’affiche de la scène pop, électro et francophone se partagent depuis les jeudis : Styleto, quatrième du genre, distillera après un concert exceptionnel au Zenith de Paris sa pop sensible et générationnelle sur la scène principale, glissée sous la Grande Arche en vue d’offrir un cadre plus spectaculaire, le 9 juillet. Prendra sa suite, le 16, la « skate pop » mêlant guitares incisives et rythmiques électro de St Graal, révélé par le titre Je t’emmènerai, déjà annoncé à l’Olympia en 2027. En contrepoint chaque mardi, c’est la découverte des talents de la scène émergente, parmi lesquels Pierre Hugues José (7 juillet) à l’écriture érudite – il est ancien doctorant en neurosciences – et décalée, mêlant rap et satire. Les ultimes dates seront assurées par la signature montante Angara (21 juillet), qui proposera un DJ set aux « textures électroniques immersives », composées pour le dancefloor ; et en clôture, Requin Chagrin (28 juillet), qui fera vibrer l’été francilien avec son projet alliant dream pop, rock et new wave, forte d’un tout nouvel album : Décollage, plus tourné vers la scène. « Food-drinks-chill-music » (sic), reste plus que jamais le mantra de la destination culturelle et gastronomique de l’été, pour la première fois, conçue « en collab’ » avec W Spectacle, spécialiste du développement d’artistes au niveau national et international.