PROTECTION DE L’ENFANCE

LES JEUNES REPRENNENT LA PAROLE

© CD92/Olivier Ravoire

 

Le 29 octobre prochain débutera à Issy-les-Moulineaux le deuxième cycle du Conseil des jeunes en protection de l’enfance, qui permet à des enfants et adolescents confiés au Département de faire entendre leur voix.

Après le Jardin des métiers d’Art et du Design, à Sèvres, en 2024 et 2025, c’est au parc départemental de l’île Saint-Germain que siégeront, dès les vacances de la Toussaint, les jeunes volontaires. D’un cycle à l’autre, les participants découvrent ainsi des lieux emblématiques du territoire. Instauré par le Département, ce conseil constitue l’une des trois instances de l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance (ODPE), dont l’une des principales missions est de favoriser la coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance. Cet espace de parole collective et libre encourage les échanges autour de l’accompagnement des jeunes et de leur accueil, de l’amélioration de leur quotidien, et, au-delà, de celle des pratiques professionnelles, voire des politiques publiques. Au fil des sessions, rythmées par des matinées de parole collective et des après-midi d’ateliers ludiques, deux axes de travail guideront les 8-14 ans et les 15-21 ans : d’une part, une réflexion sur le renforcement de la participation collective au sein des conseils de vie sociale (une instance obligatoire au sein des lieux d’accueil) et d’autre part, la préparation d’un livret d’accompagnement destiné à ceux qui vivent un premier placement. « Nous pouvons imaginer y présenter le rôle de professionnels comme le juge ou le référent de parcours, revenir sur les émotions qu’ils peuvent ressentir, mais aussi indiquer les ressources et les personnes vers lesquelles ils peuvent se tourner, comme un psychologue ou un numéro d’urgence », explique Chrystèle Lagnier, cheffe de projet « participation des jeunes » au Département. Quant aux recommandations issues du premier cycle de travail, analysées et intégrées à la feuille de route de l’ODPE, elles feront l’objet d’un livret de restitution transmis aux élus et aux professionnels de la protection de l’enfance. 

Pauline Vinatier
Podcast sur le Conseil à découvrir sur futur-en-main.hauts-de-seine.fr

 

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

SOLIDAIRE, PAR-DELÀ LES FRONTIÈRES

CD92/ Stéphanie Gutierrez-Ortéga

 

 




 

Les défis mondiaux actuels soulignent l’importance de bâtir des systèmes alimentaires équitables et durables, priorité de la politique internationale du Département.

 

Depuis 2008, le Département a su nouer des partenariats, chaque fois renouvelés, avec quatre territoires étrangers, afin, à son échelle, d’y faire prospérer une agriculture plus résiliente, plus équitable, plus durable. En promouvant de la sorte une production locale, de qualité, a fortiori moins dépendante des importations, la sécurité comme la souveraineté alimentaire du Tavouch en Arménie, de Siem Reap au Cambodge, du Zou au Bénin, et dans le Nord et la Grande Anse en Haïti, s’en sont trouvées, d’année en année, durablement renforcées.

ENGAGEMENT AU LONG COURT

Pour y parvenir, le Département s’est appuyé non seulement sur ses partenaires institutionnels, mais encore sur l’expertise d’ONG et d’associations implantées localement. Outre la création d’emplois, ainsi que l’appui à la transformation et à la commercialisation, l’un des axes majeurs reste la formation des petits producteurs à l’agroécologie, infiniment plus respectueuse des sols et des hommes. En Arménie, au Cambodge et au Bénin, des parcelles agricoles servent de lieux de démonstration pour encourager la création de jardins familiaux ; en Haïti, les formations sont quant à elles axées sur la régénération des parcelles cacaoyères. Au-delà de ce soutien, le Département œuvre sur place à rendre le métier d’agriculteur plus attractif et sensibilise à l’alimentation durable, comme dans la province de Siem Rep au Cambodge avec le projet TETARD, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et l’Agence française de développement. Cette forme de solidarité entre les territoires ne peut s’envisager qu’au long court, au titre de l’action extérieure des collectivités territoriales (AECT), autrement appelée « coopération décentralisée ». Parfois méconnue du grand public, elle produit pourtant des résultats concrets, attestés par un suivi régulier et des contrôles sur le terrain. Le Département y a, jusqu’à ce jour, apporté une contribution de l’ordre de 34 M€. 

Nicolas Gomont

« Nourrir la planète redevient le défi majeur de ce début de siècle et nous vivons dans un monde d’interdépendance. Face aux chocs écologiques qui s’annoncent, l’avenir des systèmes agricoles et alimentaires est en question. » Le prochain Entretien Albert-Kahn, laboratoire d’innovation publique départemental, aura lieu jeudi 1er octobre, de 9 h à 13 h, à l’Auditorium du musée Albert-Kahn (Boulogne) sur le thème : « Quels leviers locaux face aux défis mondiaux de l’alimentation durable ? ». Dans la limite des places disponibles.  eak.hauts-de-seine.fr

 

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