BUDGET 2026 : LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE TIENT SES ENGAGEMENTS
Dans un environnement économique et géopolitique incertain, marqué par une inflation persistante, des tensions internationales et une pression croissante sur les finances locales, le Département des Hauts-de-Seine, sous la conduite de son président, Georges Siffredi, présente un budget 2026 solide, responsable et résolument tourné vers l’avenir. Avec 2,29 milliards d’euros, ce budget traduit une ambition claire : protéger, investir et préparer l’avenir, malgré des contraintes toujours plus fortes imposées par l’État.
Le constat est sans appel : les Départements subissent un déséquilibre croissant dans leur équation financière. L’État décide, les collectivités financent. Les dépenses sociales progressent sous l’effet de décisions nationales insuffisamment compensées. Dans le même temps, les sources de financement ont été profondément modifiées, réduisant notre autonomie fiscale. La suppression de la fiscalité départementale, remplacée par une fraction de TVA sur laquelle nous n’avons aucun levier, expose directement nos finances aux aléas économiques. À cela s’ajoutent une baisse continue des dotations et un poids croissant des mécanismes de péréquation, atteignant 397 millions d’euros. Cette recentralisation fragilise durablement la capacité d’action des territoires.
Et pourtant, nous faisons le choix de tenir le cap.
Les solidarités demeurent le cœur de notre action, avec 1,065 milliard d’euros, soit 62 % des dépenses de fonctionnement. Personnes âgées, personnes en situation de handicap, enfants protégés, bénéficiaires du RSA : le Département assume pleinement son rôle de premier acteur des solidarités, dans tous les domaines. 214 millions d’euros sont consacrés au RSA, tandis que 169 millions d’euros soutiennent les politiques en faveur des personnes âgées, avec une priorité donnée au maintien à domicile. Alors qu’au niveau national, la précarité gagne du terrain et que les inégalités se creusent sur fond de crises successives, le Département des Hauts-de-Seine apparaît plus que jamais comme un interlocuteur privilégié des différents partenaires.
Dans le même temps, le Département maintient un niveau d’investissement élevé, avec 587 millions d’euros engagés en 2026. Trois nouveaux collèges ouvrent leurs portes et plus de 150 millions d’euros sont consacrés à l’éducation. Infrastructures, mobilités, aménagements : ces investissements structurent un territoire plus attractif, plus durable et plus solidaire.
Ce volontarisme est permis par une gestion financière exigeante. Les dépenses sont maîtrisées, la dette contenue à 918 millions d’euros, et l’autorisation d’emprunt plafonnée à 297 millions d’euros, ce qui permet de soutenir l’investissement sans compromettre nos équilibres.
Dans ce contexte, nous refusons toute fatalité. Nous faisons un choix assumé : celui de la constance, de l’efficacité et de la proximité. Chaque euro engagé répond à un besoin concret et s’inscrit dans une stratégie cohérente. Notre collectivité agit au plus près du terrain, en lien avec les acteurs locaux, pour apporter des réponses rapides et adaptées aux habitants. Cette exigence d’efficacité guide chacune de nos décisions.
Enfin, ce budget est aussi un budget de confiance. Confiance dans la capacité de notre territoire à se développer, à innover et à rester l’un des moteurs économiques et sociaux de l’Île-de-France et même plus globalement du pays. Confiance dans l’engagement des agents départementaux, qui mettent en œuvre ces politiques au quotidien. Confiance, surtout, dans les Alto-Séquanais eux-mêmes, dont l’énergie et l’implication font la force de notre département.
Face aux incertitudes nationales et internationales, nous affirmons une conviction simple : l’action locale reste le levier le plus efficace pour améliorer concrètement la vie des habitants. C’est pourquoi nous continuerons à défendre avec détermination les intérêts de notre territoire et à porter une voix claire pour les collectivités, trop souvent mises à contribution sans être suffisamment écoutées.
Ce budget 2026 est un choix politique clair : agir malgré les contraintes, assumer nos responsabilités et rester fidèles à nos engagements. La majorité départementale porte ce cap avec détermination, au service de tous les Alto-Séquanais.
Facebook : Ensemble pour les Hauts-de-Seine Twitter : @Majorite92
Photo : Julia Brechler
DES MOYENS POUR L’ÉCOLE PUBLIQUE
Personnels de l’Éducation nationale, parents d’élèves et élu·es locaux sont mobilisés suite aux annonces gouvernementales de suppressions de postes d’enseignants et de fermetures de classes dans l’enseignement primaire et secondaire.
Ces choix traduisent une politique assumée de démantèlement de l’école publique, qui frappe en premier lieu les territoires les plus fragiles. Les Hauts-de-Seine comptent nombre de villes populaires où les besoins éducatifs sont importants et où l’école publique constitue un levier d’émancipation et d’égalité des chances pour des dizaines de milliers d’enfants. Réduire ces moyens, c’est dégrader tant les conditions d’apprentissage des élèves que les conditions de travail des personnels ; c’est aggraver des inégalités scolaires déjà profondes. Dans notre département, la carte scolaire pour le premier degré fait apparaître un bilan particulièrement préoccupant : 174 fermetures de classes pour seulement 73 ouvertures, soit 101 postes supprimés. Ce chiffre est deux fois supérieur aux 48 suppressions initialement annoncées par le ministère. Dans le second degré, la situation est tout aussi préoccupante : une perte de 1 122 heures et 39 classes supprimées pour les collèges ; et 461 heures en moins dans les lycées, alors même que les effectifs de lycéens sont en hausse. Les heures non remplacées dans le second degré se comptent en milliers. La mobilisation et la détermination commune des parents, des enseignant·es et des élu·es ont permis quelques avancées, comme le maintien des brigades de remplacement spécifiques aux établissements REP+, ainsi que l’annulation de plusieurs fermetures de classes initialement envisagées, et des rééquilibrages dans certaines écoles. Pour autant, la situation reste globalement très préoccupante. Il est indispensable que l’Éducation nationale revoie sa copie pour donner aux établissements les moyens de bien fonctionner, consolider les dispositifs spécifiques aux établissements REP et REP+, leviers essentiels de réduction des inégalités scolaires, et garantir un niveau de remplacement suffisant dans le premier comme dans le second degré.
L’éducation n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit être défendue comme un droit fondamental et le fondement d’une société plus juste.
Photo : Julia Brechler
CRÉONS UN CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES JEUNES
Il y a une contradiction que nous ne pouvons plus ignorer : l’exécutif départemental revendique construire une politique de jeunesse ambitieuse tout en tenant à distance la parole des collégiens. Nous avons une responsabilité directe : écouter, associer et faire participer ceux qui vivent au quotidien les politiques que nous décidons. Pour autant, la jeunesse reste trop souvent reléguée au rang de variable d’ajustement, loin des lieux où se prennent les décisions qui la concernent. Or, le quotidien des collégiens est connu : conditions d’apprentissage parfois dégradées, restauration scolaire inégale, accès insuffisant aux équipements sportifs et culturels, mais aussi inégalités numériques, temps de transport contraints, orientation subie, santé mentale fragilisée, harcèlement…Ces enjeux ne sont pas périphériques, ils structurent leur quotidien et pèsent directement sur leurs chances de réussite.
Pour mieux associer directement les collégiens aux décisions, nous proposons la création d’un Conseil départemental des jeunes. Plusieurs territoires ont déjà fait ce choix. Leurs expériences démontrent que les collégiens sont capables d’analyse, de proposition et d’engagement. Elles mettent aussi en lumière un enjeu souvent négligé : la continuité du parcours citoyen. Dans de nombreuses communes, des conseils municipaux d’enfants existent déjà à l’école primaire. Mais faute de relais au niveau départemental, cet engagement s’interrompt à l’entrée au collège. Assurer une continuité entre ces dispositifs permettrait de structurer un véritable apprentissage de la citoyenneté, progressif et cohérent.
Pour être pleinement efficace, cette démarche s’organiserait avec la mise en place de conseils de collégiens à l’échelle des bassins de formation plutôt qu’une instance unique, pour mieux représenter la diversité des territoires et favoriser une participation active. Ces conseils de proximité pourraient faire émerger des propositions concrètes, ensuite portées et structurées à l’échelle départementale.
Associer les collégiens, c’est améliorer concrètement nos politiques. C’est aussi former des citoyens. Le choix est simple : continuer à décider sans eux, ou construire avec eux. À nous d’ouvrir la porte, maintenant.