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ORIENTATIONS BUDGÉTAIRES : PRÉSERVER LES SOLIDARITÉS ET L'INVESTISSEMENT

Le débat d’orientation budgétaire du Département a eu lieu le 20 février. En dépit des contraintes, le Département entend préserver son action en faveur des solidarités et maintenir les investissements d’avenir au service de la qualité de vie.

Comme l’an dernier, la préparation du budget 2026 du Département qui doit être voté le 10 avril prochain s’inscrit dans un contexte particulièrement contraint. « L’équation financière est délicate, explique le président Georges Siffredi. Les DMTO (les « frais de notaire », dernière recette territorialisée, NDLR), malgré un léger rebond, pâtissent encore des taux d’intérêt, et leur niveau s’élève, au demeurant, bien en-deçà de ceux d’antan. » De son côté, l’État ne desserre en rien l’étau sur les collectivités en 2026. Principale ressource, pour près d’un tiers du total, les deux fractions du produit de la TVA, après leur gel en 2025, afficheraient un recul de 1 %, à 752,9 M€. Quant à la baisse de la dotation globale (ou DGF), de 86,7 M€ à 85,2 M€ en 2026, ce qui peut sembler marginal, elle s’accumule exercice après exercice : près de deux milliards de « manque à gagner » depuis 2014 ! « La situation est aussi aggravée par notre contribution, de plus en plus grande, à la péréquation et au redressement des comptes publics de l’État », souligne Georges Siffredi. En témoigne le DiLiCo (une contribution conjoncturelle, NDLR), apparu en 2025, et maintenu en 2026 : les Hauts-de-Seine en resteront le premier contributeur devant Paris (22 M€). À cela s’ajouteraient des allocations individuelles de solidarité, tel le RSA, l’APA ou la PCH en augmentation constante (+ 6 % en 2026), alors que les compensations de l’État ne cessent, elles, de diminuer.

MAINTIEN DES INVESTISSEMENTS D’AVENIR

Malgré ces marges de manœuvres étroites, une enveloppe de l’ordre de 1,7 Md€ en fonctionnement est prévue – dont plus d’un milliard pour les dépenses de solidarités. L’objectif est d’accompagner tous les Alto-Séquanais, et à tous les âges de leur vie, selon divers parcours : « Petite enfance » (11 M€) ; « Protection de l’enfance » (247 M€) ; « Jeunesse » (19 M€) ; « Seniors » (169 M€) ; « Personnes handicapées » (245 M€), etc. « En dépit des entraves, explique Georges Siffredi, la qualité du service public rendu aux Alto-Séquanais et le maintien d’un haut niveau d’investissement sont les deux lignes directrices de notre Département. » Un fort investissement est ainsi attendu dans les mobilités (144 M€, notamment pour le projet Cœur & Seine), de même que dans ses collèges (125 M€) avec trois inaugurations prévues cette année : Gustave-Eiffel à Châtenay-Malabry, Charlotte-Delbo à Malakoff et Claude-Nicolas-Ledoux au Plessis-Robinson. En parallèle, apporter une réponse de proximité dans sa politique de solidarité reste une priorité du Département. Un 14e SST (service de solidarités territoriales) devrait ainsi « arriver à maturité » au cours de l’année, ainsi que la Maison de l’Avenir (à Nanterre) ; un des nombreux projets innovants destinés aux jeunes de l’Aide sociale à l’enfance avec la Maison des fratries et un IME à Rueil-Malmaison. En incluant le musée du Grand Siècle (32,6 M€) à Saint-Cloud, ou le centre aquatique de La Grenouillère à Antony (22 M€) qui sera livré à la fin de l’année, le Département veut, comme l’a rappelé
M. Siffredi, « continuer de répondre aux enjeux qui s’imposent à lui pour renforcer les solidarités, soutenir l’attractivité et assurer le développement durable du territoire ». 

Le budget sera voté le 10 avril. La séance sera diffusée en direct sur hauts-de-seine.fr.

 

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