ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES : UNE STRATÉGIE DÉPARTEMENTALE QUI MISE SUR LA JEUNESSE ET L’AVENIR
L’égalité entre les femmes et les hommes est un socle essentiel pour construire une société plus juste. Le Département des Hauts-de-Seine a fait le choix clair, d’inscrire cette égalité au cœur de ses politiques publiques et de placer la jeunesse au centre de cette transformation.
Adopté en mars 2023, le plan d’action pluriannuel pour l’égalité entre les femmes et les hommes constitue une feuille de route à la fois ambitieuse et opérationnelle. Il vise à soutenir activement la réussite des femmes dans tous les domaines (éducation, culture, sport, solidarité) tout en renforçant la lutte contre les violences qu’elles subissent, notamment à travers la création de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes des Hauts-de-Seine. En 2024, près de 1,9 million d’euros ont ainsi été consacrés au soutien des associations mobilisées pour cette cause, illustrant l’engagement fort et durable du Département en matière de prévention et de lutte contre ces violences.
Par ailleurs, la force de la stratégie départementale réside dans son approche globale, qui place l’éducation et l’engagement des jeunes au cœur de l’action publique. Dès le collège, des programmes de sensibilisation tels que le Curious Lab’ Égalité femmes-hommes ou les Rencontres de l’éloquence contre les stéréotypes contribuent à déconstruire les préjugés et à élargir les horizons. En partenariat avec des associations comme Elles bougent, le Département encourage la mixité des métiers afin que chaque jeune, fille ou garçon, ose envisager tous les parcours professionnels sans autocensure. Enfin, grâce à des dispositifs tels que le Pass+, les collégiens peuvent accéder à des activités sportives, culturelles ou numériques, renforçant ainsi leur confiance, leur curiosité et leur capacité à se projeter. Parce que l’égalité, c’est aussi offrir à chacune et chacun les mêmes chances d’expérimenter, de rêver et de grandir.
Pour que l’égalité devienne une évidence, le soutien et la mise en valeur de parcours inspirants sont primordiaux. Dans ce sens, le programme « Femmes des Hauts-de-Seine » a pour ambition de promouvoir la place, la réussite et l’épanouissement des femmes dans tous les domaines d’action du Département. Il s’engage aussi à soutenir activement les projets des filles et des femmes du territoire, avec une attention particulière pour les plus jeunes et celles en situation de vulnérabilité afin de leur offrir les moyens de s’affirmer, de réussir et de briller, quels que soient leurs parcours ou leurs défis. De façon complémentaire, le Trophée « Elles en Seine », met en lumière des parcours de femmes remarquables, modèles de résilience, d’audace et de réussite. Ces récits captivants montrent aux jeunes que les barrières peuvent être franchies, que les stéréotypes peuvent être dépassés, et que chaque projet, aussi ambitieux soit-il, mérite d’être poursuivi. Ce dispositif fait écho à la série de podcasts « Femmes remarquables des Hauts-de-Seine » lancée par le Département, qui donne la parole à des femmes au parcours exceptionnel. À travers des récits authentiques et inspirants, ces épisodes mettent en avant des femmes qui, par leur courage, leur détermination et leur audace, ont su briser les barrières dans leur domaine. Que ce soit dans les sciences, l’art, le sport ou l’entrepreneuriat, ces portraits montrent que la réussite n’a pas de genre et encouragent chacun et chacune à croire en ses rêves et à les concrétiser.
En agissant dès le plus jeune âge pour prévenir les comportements sexistes, réinterroger les stéréotypes et encourager la mixité, les Hauts-de-Seine préparent une génération ouverte, confiante et respectueuse. L’égalité femmes-hommes n’est pas un combat isolé, mais une condition essentielle pour l’émancipation de toutes et tous, et surtout pour celles et ceux qui façonneront notre avenir.
En misant sur la jeunesse, en offrant des outils concrets et en valorisant la diversité des talents, le Département des Hauts-de-Seine prouve que l’égalité n’est pas une utopie lointaine, mais une réalité accessible. Une réalité qui se construit dès aujourd’hui, main dans la main, avec les jeunes, pour les jeunes, et pour la société de demain.
Parce que l’égalité, c’est l’affaire de toutes et tous et que le meilleur moyen de la réaliser, c’est d’y croire ensemble.
Facebook : Ensemble pour les Hauts-de-Seine Twitter : @Majorite92
Photo : Julia Brechler
FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES : L’HÉBERGEMENT EST VITAL
Toutes les sept heures en France, une femme est victime d’un féminicide ou d’une tentative de féminicide. Derrière ces chiffres insoutenables, il y a des vies brisées, des enfants orphelins, des familles détruites. Plus alarmant encore : 81 % des femmes tuées avaient déposé plainte. Et pourtant, elles n’ont pas été protégées. Dans le même temps, plus de 80 % des femmes victimes de violences ne portent pas plainte, et 85 % des plaintes déposées sont classées sans suite. Les féminicides ont augmenté de 11 % entre 2024 et 2025. Nous savons. Et pourtant, le cauchemar continue.
Cette hausse des violences envers les femmes et les jeunes filles est profondément inquiétante. Elle s’inscrit dans un contexte de diffusion massive de discours masculinistes, violents et rétrogrades, qui influencent de plus en plus de jeunes garçons. Face à cela, nous ne pouvons ni détourner le regard, ni nous résigner.
Les féminicides ne sont pas une fatalité. Ils peuvent être évités. Cela exige des politiques publiques ambitieuses, cohérentes et dotées de moyens à la hauteur des enjeux. La mise en sécurité des femmes et de leurs enfants passe souvent par un relogement rapide. Or, le manque d’hébergements adaptés constitue aujourd’hui une véritable mise en danger. Une femme victime de violences sur six a besoin d’un accès au parc social ; quatre sur dix qui en font la demande n’obtiennent aucune solution. Les associations alertent : les places manquent, le 115 est saturé. Le temporaire est devenu l’urgent. Trop souvent, faute d’alternative, des femmes retournent au domicile du conjoint violent.
Dans les Hauts-de-Seine, l’action doit être concertée entre le Département, les 36 communes et les bailleurs sociaux, notamment Hauts-de-Seine Habitat. Il faut augmenter le nombre de places, mais aussi mieux les répartir. Aujourd’hui, 14 villes du département ne disposent d’aucune structure d’accueil. Les violences, elles, ne s’arrêtent pas aux frontières communales.
Nous devons engager sans délai un état des lieux précis, ville par ville, et encourager chaque commune à prendre sa part. Sans effort équitable et partagé, nous ne répondrons pas à une demande qui ne cesse de croître, aggravée par la crise du logement.
Protéger les femmes n’est pas une option : c’est une responsabilité collective. Agissons maintenant !
Photo : Julia Brechler
L’ÉDUCATION, UN ENJEU PRIMORDIAL
L’éducation est la clé d’une société solidaire, émancipatrice et ouverte. Chaque élève de notre département mérite de grandir, d’apprendre et de s’épanouir dans des conditions équitables pour devenir citoyen.ne. Depuis plusieurs années, l’Éducation nationale — sous la responsabilité de l’État — réduit les moyens humains, qu’il s’agisse du nombre d’enseignants, de médecins et d’infirmièr.e.s scolaires ou encore d’accompagnant.e.s des élèves en situation de handicap (AESH). Ces manques pèsent directement sur les conditions d’apprentissage des élèves et sur les conditions de travail des équipes éducatives. Dans le même temps, les signaux d’alerte se multiplient chez les adolescents. Il est nécessaire de renforcer les actions de prévention en matière de santé mentale, de lutte contre le harcèlement — qui mine trop souvent la scolarité et la confiance en soi — ainsi que de prévention des conduites à risques, qu’il s’agisse des addictions, de l’usage excessif des écrans ou des violences. Dans ce contexte, le rôle du Département est essentiel. Il lui revient de garantir à tous les collégiens des établissements propres, sûrs et bien entretenus, réellement propices aux apprentissages. L’état du bâti scolaire, la rénovation thermique ou encore l’accessibilité ne sont pas des sujets secondaires : ils conditionnent directement la qualité du cadre de vie des élèves. La restauration scolaire constitue également un enjeu majeur. Dans certains collèges, la qualité des repas reste insuffisante, alors même que la pause déjeuner est un temps fondamental pour le bien-être, la santé et la socialisation des élèves. Offrir une alimentation saine, équilibrée et accessible est une responsabilité sociale et éducative. Nous plaidons également pour une plus grande égalité entre les établissements. Les collèges de certaines villes nécessitent des moyens supplémentaires structurels, afin de compenser les inégalités sociales qui pèsent sur les parcours scolaires. Investir dans l’éducation et la prévention, ce n’est pas une dépense : c’est un choix politique d’avenir. Chaque euro engagé aujourd’hui pour accompagner, protéger et soutenir les collégiens évite demain des ruptures de parcours, des décrochages et des fragilités durables. Notre Département doit prendre toute sa part dans ce combat pour l’égalité. Derrière chaque décision budgétaire, il y a des parcours d’enfants, de familles et des équipes éducatives qui s’engagent.