TRIBUNES LIBRES

INVESTIR DANS LA RÉUSSITE DE NOS COLLÉGIENS POUR LES HAUTS-DE-SEINE DE DEMAIN

Après une coupure estivale bien méritée, les milliers de collégiens Alto-Séquanais ont découvert ou retrouvé leurs établissements. Les équipes éducatives et les agents départementaux se sont pleinement mobilisés pour faire de cette nouvelle année un cycle propice aux apprentissages et au bien-être de tous. Dans les Hauts-de-Seine, la collectivité maintient un effort financier important en faveur de l’éducation, en dépit d’un contexte budgétaire difficile. Cet engagement se traduit très concrètement dans chaque cour de récréation végétalisée, ainsi que par la construction et la modernisation des établissements.

Pour l’année 2026, le budget consacré à la modernisation de nos collèges s’élève ainsi à 154 millions d’euros. Grâce à la gestion rigoureuse menée par notre Département depuis de nombreuses années, nous avons encore la capacité de préserver ces investissements structurants, indispensables pour préparer l’avenir tout en répondant aux urgences du présent.

Ainsi, la construction des collèges Gustave-Eiffel à Châtenay-Malabry, Charlotte-Delbo à Malakoff et Claude-Nicolas-Ledoux au Plessis-Robinson offre désormais à leurs près de 2 000 élèves des conditions d’études très favorables, alliant performance pédagogique et confort optimal. Les ouvertures prochaines des établissements Jacques-Brunhes à Gennevilliers, Joliot-Curie à Bagneux et du nouveau collège d’Asnières-sur-Seine marqueront une étape supplémentaire dans cette dynamique ambitieuse.

Mais bâtir des murs ne suffit pas. Alors que l’année scolaire n’était pas achevée, les vagues de chaleur ont mis nos bâtiments à rude épreuve. Nous avons engagé, dès le début de l’année 2026, un diagnostic ciblé des collèges les plus vulnérables. Grâce à des simulations thermiques, nous avons mesuré l’impact de différentes solutions pour améliorer le confort des élèves et ainsi élaborer un programme pluriannuel de travaux. L’adaptation de nos établissements est un travail au long cours, indispensable à la réussite et au bien-être des jeunes Alto-Séquanais.

La prise en compte des défis environnementaux dans les politiques du Département n’est pas nouvelle. Proches des préoccupations de nos administrés, nous y répondons par des solutions concrètes : une enveloppe de 40 millions d’euros a ainsi permis de réduire de 30 % les consommations énergétiques des collèges et de limiter considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre, grâce notamment à l’isolation des bâtiments, à la rénovation des systèmes de chauffage et à l’installation d’équipements plus sobres. Cette conviction environnementale se traduit par des résultats tangibles, au bénéfice tant des élèves que des personnels qui font vivre ces établissements et préparent ainsi l’avenir du territoire.

Ces investissements ne s’arrêtent pas à l’entrée des établissements : le Département déploie des programmes éducatifs d’excellence ouverts sur l’extérieur, tels que « Collège au cinéma » ou « Les Rencontres de l’éloquence », tout en développant, en partenariat avec les communes, des infrastructures sportives variées et en nombre. Enfin, la restauration scolaire demeure une priorité : la restructuration des cuisines s’accélère pour généraliser la production sur place et garantir une alimentation durable intégrant de plus en plus de produits biologiques et locaux.

Ces choix politiques s’inscrivent dans un temps long. Ils visent à permettre à nos enfants d’acquérir des savoirs fondamentaux tout en évoluant dans un territoire qui agit pour leur épanouissement, en proposant des bâtiments neufs, des cours rafraîchies ou encore une alimentation de qualité. Dans les Hauts-de-Seine, nous faisons le choix d’anticiper plutôt que de subir, sans faire l’économie d’une gestion vertueuse de l’argent public au bénéfice de l’ensemble des familles alto-séquanaises.

Cette exigence est la condition d’une politique éducative qui allie excellence académique et épanouissement personnel. C’est dans cet esprit que notre majorité continuera, en responsabilité, à faire de chaque collège un lieu où tous les élèves peuvent construire leur réussite.

Facebook : Ensemble pour les Hauts-de-Seine Twitter : @Majorite92 

Photo : Julia Brechler

MDPH 92 : DES ANNONCES ENCOURAGEANTES, MAIS LA VIGILANCE RESTE DE MISE

Depuis plus de deux ans, notre groupe n’a cessé d’alerter sur les dysfonctionnements de la Maison Départementale des Personnes Handicapées des Hauts-de-Seine (MDPH 92).

Nous avons également alerté sur les conséquences de ces dysfonctionnements pour les personnes en situation de handicap, mais aussi pour leurs familles, les aidants, les professionnels, ainsi que les agents de la MDPH, eux-mêmes confrontés à des conditions de travail particulièrement difficiles.

La cyberattaque subie par les services du Département en 2025 est malheureusement venue aggraver une situation déjà très dégradée.

Aujourd’hui encore, les délais de traitement restent très éloignés du délai légal de quatre mois, privant de nombreux usagers de l’accès effectif à leurs droits. Nous le redisons, cette situation n’est plus acceptable.

Suite à notre intervention en séance publique du conseil départemental en juillet dernier, le président Georges Siffredi a annoncé plusieurs mesures pour le recrutement de nouveaux agents afin de pourvoir les postes vacants ; pour résorber les dossiers de 2024 encore en attente, avec un objectif de traitement d’ici octobre 2026 ; et un rattrapage des dossiers de 2025 encore en souffrance, d’ici au début de l’année 2027. Il nous a également été annoncé une capacité retrouvée des équipes de la MDPH à traiter dans les temps les dossiers déposés en 2026.

Ces annonces vont dans le bon sens. Elles témoignent que nos alertes répétées, nos interventions, notre mobilisation aux côtés des usagers, des associations et des agents ont contribué à faire de la situation de la MDPH un enjeu désormais reconnu.

Pour autant, nous resterons pleinement mobilisés. Tant que les délais légaux ne seront pas respectés et que chaque personne en situation de handicap ne pourra pas accéder rapidement à ses droits, nous poursuivrons notre action et nous veillerons à ce que les engagements pris soient effectivement tenus.

Photo : Julia Brechler

FACE À L’INSÉCURITÉ CLIMATIQUE : AGISSONS ! VITE !

En 1972, le célèbre rapport Meadows nous alertait sur l’impasse de notre modèle économique actuel, ayant pour conséquence l’inéluctable pénurie des ressources planétaires, l’augmentation de la pollution et le dérèglement climatique.

Plus de 50 ans plus tard, par idéologie, le gouvernement ne fait toujours rien. Pire, il détruit les rares outils de lutte contre le changement climatique : diminution des 2/3 du Fonds vert, conçu pour aider les collectivités locales à mettre en place leur transition écologique et remise en cause de la Loi Climat et résilience, avec l’autorisation de location de passoires thermiques et ce, alors que les gens meurent aujourd’hui dans ces logements en période de canicule. 

Face à cette irresponsabilité, les collectivités territoriales résistent. 

Le conseil départemental des Hauts-de-Seine doit prendre sa part et accélérer l’adaptation de ses politiques. Il a commencé à rénover les collèges, développant les îlots de fraîcheur, à encourager les déplacements à vélo et les transports en commun. Ce n’est pas suffisant : il faut également adapter les espaces verts et intégrer un critère de pyro-résistance dans le choix des arbres à planter, mettre en place un réseau de froid avec la SEM Énergie et travailler avec Hauts-de-Seine Habitat pour rénover les logements sociaux. 

Il faut prévoir parallèlement des solutions low tech rapides et ainsi agir dès maintenant pour adapter nos bâtiments et nos services : 

λ climatiser les lieux fréquentés par les personnes en vulnérabilité : PMI, Services de Solidarités Territoriaux, MDPH, Ehpad, Résidences Autonomie ;   

λ installer des ventilateurs de plafond, des brise-soleil, des brumisateurs démontables dans les collèges ; 

λ en période de canicule, mettre en œuvre un plan de sécurité RH pour décaler les horaires de travail des agents travaillant en extérieur. 

Certains agitent un chiffon rouge et veulent nous faire croire que le principal danger que nous courons est l’immigration ; aujourd’hui, la principale insécurité que vous vivons, qui tue les gens dans leur logement, à leur travail et qui détruit nos forêts avec leur faune et leur flore, c’est le changement climatique ! Ne nous trompons pas de priorité. 

Photo : Julia Brechler

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