La grande pelouse, au sud de l’île, offre un confortable point de vue sur la Seine et les coteaux de Meudon. © DR
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UN NOUVEAU JARDIN SUR L'ÎLE SEGUIN

Le parc départemental Gauthier-Mougin, qui doit ouvrir au public en ce début 2026, conforte l’ancien site des usines Renault comme une île « entre nature et culture ».

Il s’agit de la première grande surface végétalisée définitive de l’île depuis le XIXe siècle, qui vit l’installation des tanneries d’Armand Seguin, avant sa minéralisation intégrale. Entre les deux pointes « culturelles » de l’île, le nouveau parc s’étage sur 1,6 hectare face aux coteaux de Meudon. Le paysagiste Michel Desvigne a livré un paysage « simple et généreux », tirant parti de l’identité du site, de sa topographie et de la présence du fleuve, sous la forme d’une ample plage enherbée en pente douce, invitation à s’installer face à la Seine. Cette grande pelouse est entrecoupée par deux chemins creux, rejoignant la berge plantée de saules et de peupliers. Une fois la partie centrale de l’île aménagée à l’horizon 2029/2030, ce jardin s’étendra sur 5 000 m2 supplémentaires au nord et fera écran vis-à-vis des bâtiments de bureaux. Au titre de sa stratégie nature, la collectivité a financé sa réalisation par la SPL Val de Seine Aménagement pour 24 M€ et l’intègrera à son réseau de parcs en tant que 30e espace naturel sensible départemental. « L’attractivité de l’île Seguin et de ses grands équipements culturels, la densité de population des communes alentour, Paris compris, assureront à ce jardin un large rayonnement naturel et culturel », souligne Georges Siffredi. Au cœur de la Vallée de la Culture, le parc verra s’installer le « Tot’aime, Monument aux vivants », de Jean-Charles de Castelbajac, et accueillera une partie de la vingtaine d’œuvres du nouveau parcours de sculptures, placé sous le signe de la trace et de l’empreinte en hommage à ce qui fut l’île Renault. 

P.V.

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