CD92/Julia Brechler
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EMBARQUEZ POUR LA DESTINATION HAUTS-DE-SEINE

Le Département regorge de lieux de plein air remarquables, espaces de nature, de culture ou de pratique sportive…, et l’été est le bon moment pour les découvrir. En images, notre carnet de promenade pour des découvertes atypiques ou incontournables.

 

 

COISIÈRE CULTURELLE

Chaque week-end de fin août à fin septembre, un catamaran aux couleurs des Hauts-de-Seine sillonne le fleuve. La navette fluviale départementale, propulsée en partie grâce à l’énergie solaire, invite ses passagers à découvrir le territoire, ici La Seine Musicale et la sculpture monumentale Éther (Égalité) de Kohei Nawa, sous un jour inédit. Ils embarquent et débarquent depuis les escales du port Legrand à Boulogne-Billancourt et du port Victor à Issy-les-Moulineaux et bénéficient de tarifs préférentiels dans les sites culturels et touristiques de la Vallée de la Culture répartis le long du parcours.

Photo : CD92/Julia Brechler

VITRINE DES ARTS

Il est le dernier témoin encore debout de l’épopée aéronautique dans les Hauts-de-Seine, qui vit s’envoler en 1884 le dirigeable La France. 2023 fut pour le Hangar Y, à Meudon, le début d’une seconde vie, devenant un haut-lieu culturel et événementiel du Grand Paris. Son parc accueille depuis avril de nouvelles signatures majeures de l’art sculptural : Jean-Marie Appriou (Bath of fire), Iván Argote (Who ?), Michel Blazy (Forêt de balais), ou, en clou du parcours, Auguste Rodin (La Défense), dont la maison-atelier des Brillants était à Meudon… Parmi les autres grands noms, citons Subodh Gupta (au premier plan), Christian Boltanski, Marta Pan ou Christian Lapie. À signaler, puisqu’hors champ, un spot de restauration les pieds dans l’eau, au bord de l’étang de Chalais.
hangar-y.com

Photo : CD92/Olivier Ravoire

DOLMENS SYLVESTRES

Au pied du Chêne des Missions, ces trilithes forment, avec un authentique menhir, l’un des pseudo-ensembles mégalithiques les plus pittoresques de la région francilienne. À 13 km de Paris, la forêt domaniale de Meudon recèle dans ses replis bien des surprises. Promesse de fraîcheur, sa canopée de châtaigniers, de chênes et de bouleaux, n’est pas moins prisée du citadin moderne. Ses sentes médiatisées par le Département sensibilisent à une biodiversité sous bonne garde. Ce domaine au relief tourmenté, qui fait aussi son charme, figure au plan des itinéraires de promenade et de randonnée départemental.
destination.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/Olivier Ravoire

TANIÈRE D’ÉCRIVAIN

Labellisée « Maison des Illustres », la Maison de Chateaubriand et son parc offrent, à Châtenay-Malabry, un voyage entre nature et culture. Le séjour qu’y fit « l’Enchanteur » a marqué le lieu d’une empreinte perpétuée par le Département, son actuel propriétaire. Enchâssée dans la terre semée par l’écrivain lui-même – cèdre du Liban, marronnier d’Inde… –, la Tour Velléda n’a rien d’une fabrique de jardin ordinaire. Elle fut le repaire de Chateaubriand ; là, il commença l’écriture des Mémoires d’outre-tombe, son chef-d’œuvre posthume. Parions qu’avec « Un Été au jardin » – contes autour de l’arbre, visites en costume du parc, etc. –, la Vallée-aux-Loups attirera cet été au-delà des inconditionnels du précurseur du romantisme français.
vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/Olivier Ravoire

AU PAYS DES ARBRES

L’image fait ressembler cet endroit à la Louisiane, un peu moins à l’Italie… Nous ne sommes pas dans Le Sud de Nino Ferrer, il faut dire, mais dans celui des Hauts-de-Seine, à Châtenay-Malabry. Avec ses faux airs de Bayou, la pièce d’eau de l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups vaut à elle seule le détour. Elle était la vitrine des Croux, pépiniéristes de père en fils jusqu’au rachat du site par le Département en 1986. Là, cèdre du Liban, cyprès chauve de… Louisiane, charme fastigié et ses racines en stalagmites, ne comptent plus les siècles. Un joyau, qui est aussi l’écrin de la plus grande collection au monde de convolvulacées et d’une des plus admirables de bonzaïs, de quoi conjuguer balade et apprentissage du monde végétal.
vallee-aux-loups.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/Willy Labre

ÎLE PARC

Jumelle de l’île Seguin, l’île Saint-Germain, sauvée in extremis de sa minéralisation par le Département, connut aux XIXe et XXe siècles un tout autre destin. Le parc passe de douze hectares, lorsqu’il voit le jour en 1980, à vingt hectares seize ans plus tard, grâce à un apport de terre végétale et des plantations massives – il est depuis labellisé EVE par EcoCert. Grandes pelouses, promenades, jardins, aires de jeux, de loisirs et de sport, faune et flore, mares… ses points d’intérêt ne manquent pas. Trônant sur son belvédère, la Tour aux Figures de Jean Dubuffet, Monument historique depuis 2008 restauré par le Département et porte d’entrée du musée de sculpture à ciel ouvert alto-séquanais, ouvre ses « entrailles » – le Gastrovolve – , sur réservation préalable.
tourauxfigures.hauts-de-seine.fr

Photo : © ADAGP/Agence Vue pour CD92/Bertrand Desprez

ENTRE TERRE ET EAU

Nul doute qu’aux jours radieux, promeneurs, familles et amis, trouveront à employer les 8 000 m2 de la grande pelouse du parc nautique départemental de l’Île de Monsieur. En front de Seine, ce site est l’endroit idéal pour jeter une nappe ou pique-niquer sur l’une des tables prévues à cet effet. Le long du fleuve, sa plaine sableuse accueille tout ce qui se dispute sur terrain meuble : matchs de beach-volley, beach-soccer, tennis ou rugby, sandball et autres parties enflammées de pétanque…

Photo : CD92/Stéphanie Gutierrez-Ortéga

EMBARQUEMENT IMMÉDIAT

Les promenades ne datent pas d’hier sur les eaux du Domaine de Sceaux. Dès le XVIIe siècle, les écrits signalent la présence de gondoles, de chaloupes. En 1685, la visite de Louis XIV fut célébrée par une flottille décorée sur le bassin de l’Octogone… Ce plaisir de rois ne leur est plus réservé : d’avril à octobre, le Département offre à tout chacun de prendre le large sur son Grand Canal, long d’un kilomètre. La nef de la douzaine de barques mises à disposition du public embarque jusqu’à quatre adulte et un enfant. Du lundi au vendredi, de 13 h à 19 h ; les week-ends et jours fériés, de 11 h à 19 h.
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/Julia Brechler

CE QUI ÉTAIT CACHÉ

Le parc à l’anglaise d’une grande propriété du XIXe siècle peut-il se concevoir sans allées sinueuses, surprises et jeux de perspectives, grands arbres et fabriques ? Auquel cas, La Roseraie, œuvre de Louis-Sulpice Varé, modèle du genre, n’a pas dû décevoir son commanditaire, l’agent de change Roland Gosselin. Dissimulée aux regards des décennies durant, cette perle de quelque huit hectares, située à Châtenay-Malabry, a été intégrée en 2025 au patrimoine des espaces de nature départementaux, après des travaux de sécurisation et de mise en accessibilité.

Photo : CD92/Olivier Ravoire

NEZ AU VENT

Sur ce réseau qui n’est ni celui de la SNCF ni celui de la RATP, le voyageur s’évade sans condition d’âge. À bord du petit train touristique du parc départemental des Chanteraines, à Villeneuve-la-Garenne et Gennevilliers, il parcourt le plus vaste espace de nature du nord des Hauts-de-Seine, tracté par une locomotive devenue électrique. La ligne de cinq kilomètres, jalonnée de sept stations des bords de Seine à la gare de Gennevilliers, carbure aussi à l’énergie des bénévoles de l’association du Chemin de Fer des Chanteraines, du conducteur à l’agent de bord sans oublier le mécanicien.
cfchanteraines.fr

Photo : CD92/Olivier Ravoire

BRODERIES VÉGÉTALES

Au pied du château de Sceaux, le vert des buis et des topiaires, le rouge de la brique et le jaune du sable forment des enroulements et volutes enchâssés dans une composition géométrique qui se découvre vue d’en haut. Alors qu’avant 2013 ne subsistaient ici que de simples pelouses, à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Le Nôtre, jardinier de Sceaux autant que de Versailles, le Département a réintroduit ces parterres qui rapprochent les jardins de leur aspect « plus peigné » du XVIe siècle.
domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/WillyLabre

COULÉE BLEUE

Il n’y a pas d’obstacle qui tienne face à l’élan des mobilités douces. Si le Parc bleu départemental peut afficher dix kilomètres à parcourir d’une traite entre Rueil-Malmaison et le parc départemental Pierre-Lagravère, à Colombes, son segment le plus long, c’est grâce à cette passerelle permettant de franchir la darse du port de Nanterre. En vingt ans, seize kilomètres ont été aménagés pour rendre le fleuve aux habitants et huit nouveaux kilomètres sont projetés d’ici à 2030.

Photo : CD92/Olivier ravoire

TEMPS SUSPENDU

Le peintre Camille Corot, qui hanta et représenta ces rives au XIXe siècle, leur est demeuré associé. En bordure de la forêt de Fausses-Reposes, l’étang neuf et l’étang vieil de Ville-d’Avray, son jumeau plus sauvage semé de nénuphars et de roseaux, dispensent depuis des siècles aux promeneurs une atmosphère de douce sérénité. On s’attarde sur une allée ou sur un ponton en bois pour contempler leur surface où se rencontrent le ciel et les grands arbres, bercé par les clapotements et les mille bruissements de vie.

Photo : CD92/Olivier ravoire

MUSÉE JARDIN

Le bois, le métal et le végétal, se reflétant les uns dans les autres, semblent ne faire plus qu’un. Aux abords du nouveau musée départemental Albert-Kahn, réhabilité en 2022 et riche d’une collection d’images unique au monde, l’engawa est un espace de transition qui réunit le dehors et le dedans, l’édifice et ses jardins. La réinterprétation par Kengo Kuma de cet élément traditionnel de l’architecture japonaise, qui se développe sur tout le site, substitue à la frontière une bordure ouverte sur son environnement.
albert-kahn.hauts-de-seine.fr

Photo : CD92/Julia Brechler

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