LA CHAUSSÉE RECYCLÉE, UN PROCÉDÉ ÉCONOMIQUE ET ÉCOLOGIQUE

CD92/Willy Labre
Les travaux d’aménagements menés cet automne par le Département à Clamart sur l’avenue Claude-Trébignaud (RD 2), dans la forêt domaniale de Meudon, intègrent l’usage d’un procédé innovant permettant de réhabiliter la voirie dans le respect de l’environnement : la régénération de la chaussée existante. Concrètement, cela consiste à réutiliser les matériaux déjà présents, à les traiter sur place avec un atelier mobile, pour ensuite reconstituer la nouvelle structure de chaussée. Écologique, ce procédé est également économique ; il permet en outre de raccourcir la durée des travaux et donc d’en limiter l’impact pour les usagers. Cette section du Bois de Clamart bénéficiera d’une autre innovation : une tranchée drainante – entièrement perméable – qui permettra de ne plus renvoyer les eaux de chaussée au réseau d’assainissement et donc l’infiltration des eaux de pluie directement dans le milieu naturel.
La fin du chantier est prévue pour le mois de mars prochain.
LES ROUTES DÉPARTEMENTALES SOUS SURVEILLANCE

CD92/Willy Labre
En cas d’épisode de froid, de neige ou de verglas, une batterie d’actions vient en assurer la viabilité hivernale, impératif de sécurité et de fluidité routière.
Jusqu’au lundi 16 mars, l’état des routes départementales est l’objet d’une attention de tous les instants de la part de l’équipe – une quarantaine d’agents placés en astreinte 24h/24 – chargée d’un suivi météo quotidien, doublé de patrouillages sitôt que les conditions le nécessitent. En fonction de l’évolution des conditions et de l’état de la surface des chaussées, un traitement par salage, ou raclage en cas de neige, sera effectué. L’organisation hivernale mise en place repose sur des matériels équipés et prêts à intervenir à tout moment : 32 saleuses avec lames de déneigement sont prévues à cet effet. Par ailleurs, 4 000 tonnes de sel ont été stockées sur les dépôts mutualisés des Hauts-de-Seine et des Yvelines, et des réapprovisionnements seront réalisés tout au long de la saison. L’objectif est de maintenir des conditions minimales de circulation pendant la durée du phénomène neigeux ou de verglas, et d’assurer un retour à la normale dans un délai aussi rapide que le permet l’événement et l’importance des routes impactées. De premières interventions préventives, menées par les Centres d’intervention et d’exploitation, ont pu être diligentées dès cet automne. Ces sorties de nuit, au cours desquelles un léger salage a été réalisé préalablement à la circulation du matin, interviendront pareillement cet hiver lorsque les températures avoisineront 0 °C. Il s’agit d’une action visant à préserver la sécurité des usagers et la circulation sur l’ensemble du réseau départemental.
N.G.
CINQ NOUVEAUX PROJETS POUR LE CURIOUS LAB’

CD92/Stéphanie Gutierrez-Ortéga
Les premiers travaux de la 8e promotion de ce laboratoire départemental d’intelligence collective, associant des étudiants et des villes, ont été présentés en décembre. Huit nouvelles communes ont aussi reçu un cofinancement départemental pour déployer leurs projets.
Détection des jeunes talents, lien intergénérationnel, santé mentale des jeunes, éco-ambassadeurs, facilitation des démarches numériques… Face aux défis soumis par les communes pour 2025-2026, l’Institut Français de Géopolitique a dégainé le premier, en répondant aux villes d’Antony, Bois-Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et Châtillon. À l’hôtel du Département, à Nanterre, la présentation des étudiants devant ces commanditaires et leurs enseignants a été suivie d’une remise de trophées en présence de Marie-Pierre Limoge, vice-présidente déléguée à l’économie sociale et solidaire. Créé en 2019, le Curious Lab’ voit des jeunes se confronter à des cas concrets, entrecroisant leurs réflexions avec celles des communes afin d’enrichir l’action publique locale. « Les collectivités peuvent avoir besoin d’un pas de côté pour innover tandis que les étudiants se mettent moins de barrières mais sont moins à l’aise sur les aspects opérationnels », résume Florian Mlynarski, chargé de projet Curious Lab’ au Département. À cette même occasion, huit communes ayant été associées à la promotion 2024-2025 ont reçu un chèque pour faire advenir leurs projets dans les cinq ans. À chaque promotion, un cofinancement départemental peut être attribué, à hauteur de 50 % du montant maximum, dans la limite de 20 000 €, grâce à l’enveloppe annuelle de 100 000 € dédiée au Curious Lab’.
P.V.
hauts-de-seine.fr
UN MILLIARD POUR LES COMMUNES

CD92/Julia Brechler
Depuis 2013, sous la forme de « Contrats de développement Département-Ville », la collectivité soutient financièrement les villes alto-séquanaises porteuses de projets structurants.
Dans un contexte de baisse globale de leurs dotations par l’État, le couple Département-Ville reste robuste. Depuis le premier Contrat de développement signé en 2013, la collectivité s’est engagée, en investissement et en fonctionnement, sur un montant significatif de plus de 1 Md€, soit près de 50 % de son propre budget annuel. L’enjeu est notamment d’accompagner le développement durable et l’attractivité du territoire, axes majeurs de la politique départementale. « Ce dispositif a démontré sa pertinence en permettant la réalisation de nombreux projets de ville emblématiques, qui renforcent l’attractivité du territoire, comme la complémentarité entre nos collectivités », souligne Georges Siffredi. Malgré un contexte budgétaire contraint, le Département majore ses contributions, de l’ordre de 5 %, dans le cas d’investissements favorables à l’environnement. L’ensemble des 36 communes du département a bénéficié de ce dispositif; 26 « CDDV » ayant été déjà renouvelés en 2025. De nouveaux contrats, parvenus à leur terme, approuvés en décembre par l’assemblée départementale, seront signés dans les prochaines semaines.