LA PROMESSE RÉPUBLICAINE DES ÉCOLES DES FEMMES

L’École Française des Femmes d’Antony offre un enseignement général destiné aux femmes souhaitant enrichir leur parcours personnel. Elle les accompagne dans leur retour à l’emploi ou leur reconversion professionnelle. © CD92/Stephanie Gutierrez-Ortega
Soutenues par le Département, les Écoles françaises des Femmes accordent aux nouvelles arrivantes un droit à l’instruction et à la formation, préalables à leur intégration. Une septième structure sera inaugurée à Bagneux en mars.
Les unes sont mariées, les autres sans enfant, entrepreneures ou en recherche d’emploi, elles sont diplômées ou en situation de précarité… Chaque année, des femmes dans leur diversité font leurs premiers pas en France mais se heurtent à la barrière de la langue. Malgré l’envie de s’intégrer et de réussir, beaucoup éprouvent des difficultés à faire reconnaître leurs diplômes et leurs compétences en général. Fondateur des Écoles Françaises des Femmes, l’Institut des Hauts-de-Seine – soutenu par le Département – leur dédie ces lieux de transformation sociale et d’émancipation, dont l’implantation s’est faite progressivement, dès 2008, dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV). Depuis la première du nom, à Châtenay-Malabry, six structures semblables ont essaimé sur le territoire – on en compte même une dans les Yvelines voisines.
Au nombre d’entre elles, l’École Française de Bagneux, inaugurée début mars, vient resserrer encore un peu plus ce maillage. Toutes comprennent un même parcours d’enseignement général et unique en France, privilégiant l’accompagnement vers l’emploi ou l’obtention d’une équivalence, d’un diplôme d’État ou d’une formation professionnalisante. Le socle pédagogique s’oriente logiquement vers le perfectionnement du français, et sur cinq niveaux ; un complément étant apporté autour de la culture française et des nouvelles technologies pour plus d’inclusion numérique. Entre ces cours hebdomadaires, s’intègrent des ateliers mensuels sensibilisant les femmes sur des sujets qui les affectent en particulier – santé, citoyenneté, parentalité, vie quotidienne… Plusieurs sorties culturelles viennent enfin souligner la vocation de ces espaces de mérite, de dépassement de soi et d’entraide, véritable traduction de la promesse républicaine.
Nicolas Gomont

UN MÉTIER AU CŒUR DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE

Photo : © Adobe Stock
Les assistants familiaux offrent aux enfants placés l’accompagnement dont ils ont besoin pour leur développement. Le Département a adopté un plan d’action pour renforcer l’attractivité d’un métier essentiel de l’Aide sociale à l’enfance.
Méconnus et pourtant essentiels, les assistants familiaux sont aujourd’hui moins de 300 à travailler, souvent depuis des années, pour le Département. C’est une baisse de 36 % depuis 2018, qui en dit long sur l’incidence des départs en retraite et du manque de candidats à l’agrément. Et pourtant, les continuateurs de ce maillon essentiel de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) pourraient accueillir dans des conditions proches de la cellule familiale quelques-uns des 3 000 enfants actuellement protégés par une mesure judiciaire. Ils leur offriraient ainsi, après l’épreuve de la séparation avec le parent, une alternative précieuse au placement en structures collectives – pouponnières, foyers, services d’accueil d’urgence…
Désireux d’accroître l’attractivité d’un métier en tension, le Département a adopté un plan d’actions volontariste, concrétisé par deux vagues successives de revalorisation, en 2022 et 2023, avec l’attribution d’une prime d’ancienneté et d’une prime complémentaire pour les nouveaux titulaires d’un diplôme d’État. Cette initiative qui s’inscrit dans la stratégie globale du Département pour améliorer les conditions d’accueil des enfants qui lui sont confiés se veut désormais plus globale encore. Couvrant les frais indispensables à l’épanouissement de l’enfant, un panel d’allocations ont vu leur montant augmenter, comme ce fut le cas pour l’habillement ou Noël, les vacances ou les fournitures scolaires. De la sorte, le Département entend fidéliser les assistants familiaux et, dans le même temps, attirer de nouveaux profils vers ce métier du cœur.