JEUNESSE

L’ÉQUIPE MOBILE 11-25 ANS À L’ÉCOUTE DES JEUNES

CD92/Stephanie Gutierrez-Ortega

 

Le Département a initié en 2020 ce mode d’intervention innovant, partenarial et au plus près du terrain, favorisant l’inclusion des jeunes en situation de vulnérabilité ou éloignés des dispositifs classiques.

e pendant la crise du Covid, source d’isolement social, l’équipe mobile 11-25 ans vise les jeunes éloignés des institutions ou en situation de vulnérabilité. « Malgré les dispositifs déployés par le Département et ses partenaires, on constate que certains jeunes restent sans réponse et vivent des situations graves. Notre mission de repérer ces situations et de ramener ces jeunes dans le droit commun », résume son directeur Olivier Floch. Au sein des services des solidarités territoriales (SST), douze « développeurs sociaux » de proximité constituent des « points d’entrée » pour les missions locales, associations de prévention spécialisée, services jeunesse, foyers de jeunes travailleurs, centres d’hébergement et de réinsertion sociale, etc. En transversalité avec ces acteurs de terrain et avec les acteurs départementaux (SST, protection de l’enfance), près de 200 « situations complexes » ont ainsi pu être traitées en 2025 : ruptures d’hébergement, insertion, risque prostitutionnel, précarité… Sans compter les commissions locales d’insertion jeunes (CLIJ) financées par le Département, grâce auxquelles les 16/25 ans obtiennent des coups de pouce pour la formation, l’hébergement ou la vie quotidienne, ainsi que les projets collectifs : « Brin de Culture » pendant l’été, vente solidaire d’ordinateurs avec Emmaüs Connect, « Révèle ton talent » autour de l’expression corporelle et de la mode, « Jeunes en scène » pour découvrir l’opéra et les arts vivants, théâtre forum, séjours solidaires… « Ces projets partenariaux font sortir les jeunes de leur environnement et favorisent la mixité de genre, d’âge ou de situation sociale, souligne Olivier Floch. Ils nous aident aussi à mieux connaître ces jeunes et à mieux les accompagner par la suite. » 

Pauline Vinatier
equipemobile11-25ans@hauts-de-seine.fr

 
AUTONOMIE

LE SERVICE DÉPARTEMENTAL DE L’AUTONOMIE S’ÉTOFFE

© Adobe Stock

 

La première conférence territoriale du Service public départemental de l’autonomie (SPDA) s’est installée à l’hôtel du Département des Hauts-de-Seine, en octobre dernier.

Le Département a été retenu par l’État parmi dix-huit territoires préfigurateurs du SPDA (Service public départemental de l’autonomie), une phase qui s’est achevée fin 2024. Des groupes de travail lancés avec les partenaires et vingt-cinq Centres communaux d’action sociale (CCAS) ont permis d’en définir les actions prioritaires. Le principal enjeu du SPDA réside dans la nécessité de mieux coordonner les stratégies des différents acteurs de l’autonomie. La transversalité est donc au cœur de ses quatre missions socle : accueil/information ; instruction des droits ; prévention et « aller-vers » ; soutien à des parcours personnalisés, afin de faciliter le quotidien des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et de leurs aidants. Sa gouvernance stratégique s’appuie sur la conférence territoriale de l’autonomie (CTA), composée des membres institutionnels du consortium de préfiguration. Dans les prochains mois, les acteurs locaux de l’autonomie poursuivront la dynamique territoriale amorcée, en engageant des actions concrètes pour mieux accompagner ensemble les personnes âgées ou en situation de handicap. « À travers ces conférences, que nous réunirons à intervalle régulier, nous pourrons améliorer la lisibilité de cette politique publique, renforcer les dispositifs existants, créer des synergies, et adapter les programmes nationaux aux spécificités alto-séquanaises, mais aussi expérimenter de nouveaux dispositifs, explique Armelle Tilly, vice-présidente chargée des Solidarités et des affaires sociales. Cette même ambition anime la politique départementale en faveur des personnes en situation de handicap, pour laquelle une stratégie pluriannuelle sera présentée au 1er semestre 2026, au moment où la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) emménagera dans de nouveaux locaux plus adaptés, à La Défense. » 

Nicolas Gomont

Les commentaires sont fermés.