INAUGURATION CRECHE BABILOU A CLICHY

CD92/Olivier Ravoire
Au-delà de ses compétences obligatoires, le Département a entrepris, depuis bientôt un an, d’accompagner les gestionnaires des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) pour améliorer la qualité de la prise en charge.
Les Hauts-de-Seine sont, de tous les départements, l’un des plus touchés par la pénurie de professionnels de la petite enfance. En réponse, le Département a développé un dispositif innovant d’évaluation de la qualité d’accueil en EAJE, qui va au-delà de ses missions traditionnelles d’agrément et de contrôle des règles de fonctionnement. Cette démarche s’adosse au référentiel reglementaire national de la « qualité d’accueil du jeune enfant » de 2025 (évaluant la qualité organisationnelle, la relation à l’enfant et aux familles) et tire parti des indicateurs innovants Sajesses, initiés dès 2024 dans le cadre d’un partenariat de recherche-action avec l’université de Nanterre. « L’évaluation comporte une enquête de satisfaction auprès des familles, un entretien avec la direction et une journée en immersion au sein de la crèche », indique Blandine Pauthier, référente « qualité d’accueil en établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE). ». Sont notamment observés in situ « la qualité des interactions, des propositions et des soins ou de l’organisation », « le déroulement des temps de change », « les moments consacrés au développement langagier de l’enfant… » Depuis mai 2025, vingt-deux évaluations ont été menées sur un panel représentatif d’établissements publics et privés qui bénéficient d’une restitution pour progresser, le cas échéant. « Les premiers retours sont très positifs et confirment la pertinence de cette approche, poursuit Blandine Pauthier. Certains responsables peuvent se sentir isolés et sont demandeurs de conseils et de documentation. Nous prévoyons de diffuser en complément un guide des bonnes pratiques ainsi que d’organiser des webinaires et groupes d’échange. » À moyen terme, l’objectif est d’accompagner l’ensemble des gestionnaires (deux cents environ pour quelque 800 établissements et plus de 27 000 places d’accueil) ce qui permettra aussi de disposer d’une cartographie départementale de la qualité d’accueil.
Pauline Vinatier
hauts-de-seine.fr

MON CONSEILLER AUTONOMIE : UN RÉFÉRENT HUMAIN, PERSONNALISÉ ET GRATUIT

© DR
Pour l’heure au stade expérimental, ce dispositif innovant de la Stratégie départementale de l’Autonomie pour le « bien-vieillir » sur le territoire va élargir son audience dans les semaines et les mois à venir.
Vous êtes en perte d’autonomie, ou proche parent d’une personne âgée perdue dans le mille-feuille administratif ? Ce nouveau dispositif a justement vocation de prendre le temps de vous écouter, de comprendre votre situation et de vous proposer des solutions adaptées à vos besoins, à votre rythme. Ainsi vous n’êtes plus seul face à vos questions, vos inquiétudes ou aux changements liés à l’âge, à la santé ou à la vie à domicile. Ce référent unique, à même de suivre un dossier au long cours, prend même régulièrement des nouvelles de vous, ou de la tierce personne dont vous êtes l’aidant. Ce modèle appelé « Mon Conseiller Autonomie » est pour l’heure expérimental mais le Département veut élargir dans les mois à venir le nombre de primo-bénéficiaires.
ACCÉLÉRER SON ADOPTION
Le dispositif, mis en œuvre par l’agence AutonomY, l’opérateur des Hauts-de-Seine et des Yvelines pour l’autonomie, est même, avec son pendant la plateforme Mon Espace Autonomie, au cœur de la stratégie départementale pour le « bien-vieillir ». Présentée en 2023, celle-ci étend son arsenal de la prévention de la perte d’autonomie à la lutte contre la spirale de l’isolement, en passant par l’adaptation de l’habitat privé pour « rester chez soi, quitte à changer de chez soi ». Après une première phase d’expérimentation, le Département veut désormais accélérer l’adoption du service. Aussi, de potentiels usagers doivent-ils s’attendre à se voir proposer prochainement par SMS un appel* de l’un des conseillers. La finalité ? Tester au mieux son efficacité et mieux identifier les besoins pour une mise en œuvre à grande échelle. « Ce projet innovant matérialise le service public territorial de l’autonomie, souligne le président du Département, Georges Siffredi. C’est un enjeu majeur devant les perspectives démographiques de notre territoire. » Le Département a consacré 150 M€ à l’autonomie en 2025, soit plus de 15 % du budget annuel alloué aux solidarités.
Nicolas Gomont
monespaceautonomie.fr
*Appel gratuit / Données personnelles traitées conformément à la règlementation européenne (RGPD)