TRIBUNES LIBRES

RÊVER LES HAUTS-DE-SEINE POUR CONSTRUIRE L’AVENIR DE NOTRE DÉPARTEMENT ENSEMBLE

Le Département des Hauts-de-Seine est en première ligne dans le soutien aux personnes les plus vulnérables, de la petite enfance au grand âge.Cette préoccupation pour la vie quotidienne de nos concitoyens nous conduit à mener des politiques de solidarités volontaristes et innovantes, auxquelles nous avons consacré plus d’un milliard d’euros en 2025. Mais si nous sommes avant tout reconnus comme la collectivité de l’action sociale qui répond aux enjeux immédiats de précarité, nous jouons également un rôle majeur dans la préparation de notre avenir commun.

C’est le sens de la politique d’investissement ambitieuse que nous menons depuis le début de notre mandat. Malgré la situation budgétaire particulièrement dégradée qui nous a été imposée, nous avons poursuivi notre trajectoire d’investissement, en mobilisant chaque année plus de 500 millions d’euros afin de développer de manière harmonieuse notre territoire, de valoriser notre cadre de vie et de préserver notre environnement.

Les collèges, les parcs, les équipements culturels et sportifs, les moyens de transports et de production d’énergies que nous avons construits et aménagés ces dernières années s’inscrivent pleinement dans cette dynamique, tout comme l’ensemble des subventions attribuées aux Villes pour qu’elles mènent à bien les projets de leurs mandats. À travers les contrats de développement – qui ont mobilisé plus d’un milliard d’euros depuis leur création en 2013, dont près de 700 millions d’euros d’investissement – ou le programme de renouvellement « Quartier d’avenir », ce sont des moyens considérables que notre collectivité engage pour les équipements, les services et les espaces publics dans les 36 communes des Hauts-de-Seine.

Toutes ces infrastructures de grande qualité bénéficient bien sûr aux Alto-Séquanais aujourd’hui. Mais elles contribueront également au bien-être des habitants dans les prochaines décennies. C’est pourquoi nous veillons à ce qu’elles atteignent les plus hautes performances environnementales et qu’elles soient construites de manière durable, grâce au référentiel que nous mettons en œuvre.

Ainsi, à travers ces investissements qui transforment en profondeur le visage de notre territoire, l’action de notre collectivité s’inscrit résolument dans le temps long.

Alors que la politique nationale ne sait plus projeter la France et les Français que dans les prochains jours ou les prochains mois sans donner de perspectives pour les dix à vingt années à venir, le Département des Hauts-de-Seine continue de porter une politique visionnaire, comme il s’est toujours attaché à le faire.

C’est en ce sens que l’un des projets-phares de notre Agenda 2030 cette année sera de proposer aux Alto-Séquanais de rêver les Hauts-de-Seine, afin d’imaginer notre futur commun jusqu’en 2050.

L’objectif du Département est clair : nous voulons penser l’avenir pour agir maintenant, en co-construisant nos politiques publiques pour les deux prochaines décennies avec ceux qui vivent et font vivre au quotidien ce territoire, et en particulier les jeunes car ils sont les citoyens de demain.

Cette association à notre action se fait à toutes les échelles. Des programmes comme les îlots verts ou « Réinvente ton collège » pour faire de nos établissements scolaires des lieux de vie agréables au quotidien à nos projets citoyens qui leur sont proposés pour leur donner tous les outils nécessaires à la bonne compréhension du monde, nous leur permettons, sous une forme ludique, de réfléchir et de se projeter ensemble dans un futur souhaitable. Ce sont des défis intellectuels qui contribuent au développement des compétences et des connaissances des plus jeunes, et qui bénéficient pleinement aux Hauts-de-Seine et aux Alto-Séquanais.

Rêver les Hauts-de-Seine, qui mobilisera l’ensemble de ces dispositifs éducatifs, s’inscrit résolument dans cette dynamique, en s’appuyant sur les attentes et les besoins des habitants. C’est une occasion supplémentaire de faire vivre, de manière très concrète, le développement durable et de former les jeunes générations aux enjeux de leur époque.

Agir, investir et se donner tous les moyens d’anticiper l’avenir : tel sera le mot d’ordre pour 2026 dans les Hauts-de-Seine.

Les élus de la majorité départementale vous souhaitent, à toutes et à tous, une très belle année dans
les Hauts-de-Seine.
 

Facebook : Ensemble pour les Hauts-de-Seine Twitter : @Majorite92 

Photo : Julia Brechler

LE LOGEMENT SOCIAL EN PANNE DANS L’ESPACE MÉTROPOLITAIN

En matière de logement social dans les Hauts-de-Seine, le constat est sans détour : sur 36 communes, 16 (soit 44 %) ne respectent pas le seuil légal des 25 % de logement sociaux, et 9 (soit 25 %) font l’objet d’un arrêté préfectoral de carence pour le non-respect d’engagements à produire du logement social. Cette situation traduit bien leur refus de respecter la loi SRU, plus de 25 années après son adoption. Elles auraient pourtant largement eu le temps de se mettre dans les clous !

Et si l’on y regarde de plus près, on constate que nombre de villes, pour se mettre en conformité, développent des opérations dites « PLS » qui, bien que catégorisées comme logements sociaux, s’adressent aux candidats locataires ne pouvant prétendre aux HLM du fait de leurs revenus trop élevés.

Allons encore un peu plus loin : le Département et la Région refusent de contribuer au financement de programmes au sein des villes qui ont l’audace de continuer de construire alors que leur taux de logement social dépasse 30 %. Pourtant, dans un Département qui compte plus de 12 % de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les besoins sont là. J’en veux pour preuve les 116 000 ménages recensés en 2022 ayant une demande de logement social. L’AORIF (association professionnelle au service des organismes de logement social d’Île-de-France) le dit d’ailleurs très clairement : « L’activité de production de logements sociaux en Île-de-France ne permet pas de répondre à la très forte demande » ;  836 000 demandeurs étaient comptabilisés par l’organisme fin 2023. Parallèlement, « le parc de logements sociaux [est] très inégalement réparti sur le territoire régional avec des concentrations fortes sur des territoires très spécialisés, des besoins en rénovation urbaine très importants et des risques croissants de ghettoïsation ».

Nous le martelons pourtant constamment : la politique de l’habitat devrait être au cœur des préoccupations de toutes et tous, tant elle est une question essentielle pour des centaines de milliers de personnes. Si nous voulons vraiment changer les choses, les équations doivent être revues, chacun doit prendre sa part plutôt que favoriser une politique de l’entre soi qui génère l’exclusion des plus précaires.

Photo : Julia Brechler

MDPH 92 : ACCÉLÉRER L’ACCÈS AUX DROITS

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH 92) est une structure gérée directement par le conseil départemental, qui a en charge l’accompagnement du handicap ainsi que la gestion des prestations sociales qui y sont liées. Au niveau national, la conjoncture n’est pas bonne. Les demandes augmentent de façon significative d’année en année. Or, les moyens stagnent, les difficultés de recrutement perdurent et les lourdeurs des procédures ralentissent le traitement des dossiers.

Pour ce qui est de notre département, la situation est encore plus dégradée. Alors même que les délais de traitement des dossiers sur notre territoire étaient déjà les plus hauts d’Île-de-France au premier trimestre 2025, la survenue d’une cyberattaque de grande ampleur en mai 2025 a décuplé ce problème. Nous sommes à présent alertés sur des délais de plus de 15 mois !

En cause également : des procédures complexes, fastidieuses, et parfois superfétatoires. Des pistes de simplification intéressantes ont été esquissées au printemps dernier lors du Tour de France des solutions initié par la Ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, telles que :

• Des dossiers allégés pour les enfants.

• Des renouvellements harmonisés entre les différentes aides.

• Garantir la continuité des droits lors des renouvellements.

• Mieux accompagner le passage à la retraite.

• Un formulaire MDPH plus simple, plus court et plus clair.

• Des notifications des droits rendues accessibles.

Faciliter la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) en rendant effective la délivrance automatique de la RQTH à partir de 16 ans et en habilitant les médecins du travail à traiter les demandes.

Renforcer la formation des agents, notamment sur les handicaps invisibles et sur la communication alternative améliorée.

Mais où en est-on de la mise en place de ces mesures de simplification ? Plusieurs gouvernements plus tard, pas de point d’étape sur la mise en place de ces différentes propositions…

Mais en attendant, le conseil départemental peut déjà agir : en investissant dans l’humain, en élargissant les plages horaires d’accueil physique et téléphonique, et en adoptant une communication plus transparente envers les usagers. 

Photo : Julia Brechler

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